Guerschon Yabusele se livre ! Après «l’une de ses saisons les plus compliquées» sur les plans sportifs et émotionnels, avec notamment un passage raté aux Knicks, le capitaine des Bleus a retracé son année 2025/26, qui s’est finalement bien terminée, dans le premier épisode de Summer With The Bear, qui le suivra lors de sa préparation cet été.
Sur les dessous de sa signature aux Knicks :
«Au début de l’été, je reçois un appel de mon agent qui me dit qu’on a une offre de Denver. Ça pouvait être cool. C’était sur deux ans. J’ai commencé à réfléchir à cette option, et dans la foulée, quelques minutes plus tard, il me rappelle et il me dit : «Je viens de raccrocher avec New York, qui est aussi intéressé pour te faire signer deux ans.» Donc là, j’ai pesé le pour et le contre, cherché à savoir où je serais le meilleur fit, comment était l’ambiance de l’équipe… Ce que j’aimais bien à New York, c’était cette mentalité de «dog» qu’ils avaient. Ils sortaient d’une finale de conférence et c’était une bonne équipe qui n’avait pas beaucoup changé. Et puis c’est New York, il y a le Maddison Square Garden, toutes les célébrités aux matches, c’est incroyable.»
Sur la frustration de son échec à New York :
«C’était une saison compliquée sur le plan personnel. Je ne jouais pas trop et étais très peu utilisé. Forcément, plusieurs choses te passent par la tête dans ce genre de moments. Ça m’a mis dans la même position qu’il y a dix ans à Boston. Quand j’allais aux matches et je me disais que je n’allais sûrement pas jouer, ou alors peu de minutes. C’est compliqué [à vivre] parce que je suis un compétiteur, j’ai envie de jouer, de faire des erreurs et d’apprendre. J’avais juste envie d’être sur le terrain.»
Sur son transfert à Chicago en cours de saison :
«Mon arrivée à Chicago s’est super bien passée. Je n’avais jamais connu de trade donc j’appréhendais un peu, parce que tu arrives dans une nouvelle équipe, avec de nouveaux joueurs, un nouveau staff, de nouveaux dirigeants… Tu ne rencontres que des nouvelles personnes. J’avais un match à New York, le lendemain je prends l’avion et je rejoins l’équipe en déplacement à Toronto. J’y vais, je me présente à tout le monde. Je parle avec le coach, Billy Donovan. Ce qui était cool avec lui, c’est qu’il y a dix ans, quand j’avais fait les work-outs avec OKC, il m’avait déjà beaucoup aimé. De mon côté, j’aimais bien sa façon de travailler. C’était cool de pouvoir le retrouver et tout s’est fait facilement. Il m’a donné sa confiance dès les premiers instants. Donc j’étais en pleine confiance car j’ai senti ce soutien dès que je suis arrivé là-bas. Je me suis boosté direct, j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même pour pouvoir finir cette saison compliquée sur une bonne note.»

